Pièces, murs et ouvertures
Comment dessiner des pièces, des murs libres, des portes, des fenêtres, des meubles et leurs finitions.
Pièces
Chaque pièce a une emprise, un sol et un revêtement sur les faces intérieures de ses murs. Les murs qui donnent dehors portent une façade — crépi, parpaing, pierre de taille, brique, bois, ciment, zinc ou verre. Le réglage dans les paramètres s’applique à tout l’immeuble et remplace les façades déjà choisies ; une pièce ou un seul mur peut ensuite s’en écarter. On la redimensionne aux poignées ou en éditant ses cotes. Le plafond du projet se règle une fois dans les paramètres ; chaque mur peut ensuite être baissé depuis la barre catalogue, sans bouger le plafond, le toit ni les étages.
Déplacer une pièce emporte ce qu’elle contenait — meubles, colonnes, extérieurs dans l’emprise, et trémies. Une pièce imbriquée qu’on ne déplace pas garde son contenu. Redimensionner une pièce laisse les objets où ils sont.
Supprimer une pièce emporte aussi son contenu — meubles, colonnes, ouvertures de ses murs, et trémies de l’emprise. Un seul Annuler rend la pièce et ce qu’elle contenait.
Copier une pièce (⌘/Ctrl + C, puis V) la repose 20 cm plus loin sur le niveau courant, avec ses cotes, son usage, ses revêtements, son toit, ses angles arrondis, ses murs baissés et ses portes et fenêtres. Les meubles posés dedans restent en place : ils se copient un par un. La sélection passe à la copie, en un seul Annuler.
Nommer une pièce
Juste après le tracé, le menu de la pièce propose les trois types courants. « autre… » ouvre la liste entière, avec un champ en tête : tapez pour la réduire à ce que vous cherchez — les accents et les majuscules n’ont pas d’importance.
Si rien dans la liste ne correspond, ce même champ nomme la pièce : Entrée, ou « Créer … », et la pièce prend le nom tapé. Le nom rejoint alors la liste de ce plan, et la pièce suivante le reprend d’un clic. Il voyage avec le plan — son export et son lien de partage — et disparaît dès qu’aucune pièce ne le porte.
La liste va bien au-delà du logement. À côté de chambre, séjour et cuisine, vous trouverez open space, salle de réunion, accueil, archives et salle serveurs ; salle d’attente, salle de consultation et infirmerie ; salle de classe, amphithéâtre, bibliothèque, préau, laboratoire, salle de sport, vestiaire et sanitaires publics ; chambre d’hôtel, réception, spa, cuisine professionnelle et réserve ; atelier, atelier de production et quai de chargement. Chacune arrive avec un sol cohérent — moquette en open space, terrazzo à l’accueil, béton brut à l’atelier — que vous changez ensuite comme n’importe quel autre.
Murs libres
Les murs libres sont des polylignes non refermées en pièce — utiles pour une cloison, un mur de jardin ou un plan en cours. Pendant le tracé, la 3D les montre en volume transparent qui suit le curseur, chaque segment partant du dernier sommet ; ils deviennent opaques à la validation. Prendre l’outil redresse la 3D en vue plongeante si l’on regardait la maquette par la tranche : un sol vu presque de côté ne se vise pas. Pas de dalle. Les ouvertures du catalogue s’y collent comme sur un mur de pièce, et la visite bute dessus.
Murs et angles
L’épaisseur des murs se règle d’un geste pour tout le projet, ou mur par mur depuis la barre catalogue quand une pièce est sélectionnée (nord, est, sud, ouest). Amincir un mur porteur demande confirmation ; « porteur » reste indépendant de l’épaisseur. La même barre abaisse aussi n’importe lequel des quatre murs : de 0,50 m — un muret — jusqu’au plafond du projet, jamais plus haut ; une porte ou une fenêtre sur ce mur le garde au moins à sa hauteur. Un mur mitoyen est un seul ouvrage, donc le baisser d’un côté le baisse des deux. Le plafond, le toit et les étages restent. Une baie suit la hauteur de son mur. En 3D, une pièce sélectionnée montre aussi une pastille sur la tranche haute de chaque mur : la tirer vers le bas ou le haut règle ce seul mur, en direct, en un seul Annuler — un mur choisi sur le plan n’a que la sienne. Une pastille ramène au plafond ; si l’on baisse ensuite le curseur du projet, un mur déjà plus court reste à sa cote et le jour grandit. Le réglage est masqué sur un Conteneur, une pièce à l’air libre, ou tant qu’un angle est arrondi. Les mêmes réglages portent la façade de chaque mur qui donne dehors.
Chacun des quatre angles d’une pièce peut s’arrondir en quart de cercle. L’arc est un vrai morceau de mur — même épaisseur, même hauteur, même revêtement — et la surface comme le périmètre le comptent. Arrondir les deux bouts d’un mur court en fait un pan courbe ; arrondir les quatre angles d’une pièce carrée en fait un disque. La dalle et la toiture — plate ou à deux versants — suivent le même contour. Plusieurs pièces mitoyennes qui remplissent un rectangle partagent un seul toit pentu ; les pignons suivent la pente et ferment les bouts arrondis au lieu de percer les tuiles.
Portes et fenêtres
Une ouverture appartient à un mur. On la fait coulisser le long du mur en 2D ou en 3D ; elle change de mur quand on la pousse assez loin. Velux et lucarnes appartiennent au versant : on les glisse le long du faîtage, et leur cote de pose se mesure sur la pente, comme sur un plan de couvreur. En 3D, on peut aussi les déposer directement sur le toit : le fantôme épouse le versant visé et passe au rouge s’il déborde ou heurte un voisin.
Le catalogue va bien au-delà d’une porte et d’une fenêtre : verrière d’atelier, châssis fixe, fenêtre bandeau, soupirail, arche, fenêtres ronde et cintrée, baies coulissantes de deux à six vantaux, porte de garage — et la devanture, avec sa porte de magasin à double vantail vitré. La porte d’entrée a ses propres styles (à panneaux, hublot, vitrée, avec vitres latérales ou imposte) et ses finitions.
Meubles et extérieurs
Le distributeur bancaire ATM se pose au sol ou dans un passage mural. À sa taille par défaut, créez un passage de 84 cm de large et 200 cm de haut, puis maintenez Alt pour placer le caisson étroit à travers le mur, avec la grande façade devant. Il ne perce pas automatiquement le mur. Son interrupteur commande l’écran et l’éclairage nocturne.
La caméra de surveillance (20 × 20 cm, 15 cm de haut) s’accroche au mur sous le plafond : embase blanche, dôme fumé et lentille. Sous tension, son témoin rouge d’enregistrement luit la nuit, sans éclairer autour. Elle ne se redimensionne pas et laisse passer dessous.
Les potelets à sangle (200 × 32 cm, 95 cm de haut) balisent une file d’attente : deux poteaux sur embase ronde, une cassette au sommet et la sangle rouge tendue entre eux. L’objet s’allonge le long de la file, la sangle s’étire ; les poteaux prennent la finition (métal, anthracite…).
La porte de coffre-fort (200 × 30 cm, 220 cm de haut) se plaque contre un mur : plaque d’acier rectangulaire, porte ronde épaisse en saillie, pênes sur le pourtour, volant à rayons et charnières à droite. Elle ne perce pas le mur ; elle habille l’entrée de la salle des coffres. Elle grandit en homothétie et reste passive la nuit.
Le mur de coffres (200 × 30 cm, 220 cm de haut) s’adosse au mur de la salle des coffres : un châssis d’acier sombre garni de portes laiton à serrure, petites en haut, doubles en bas. Il s’allonge le long du mur en gagnant des colonnes de coffres, à hauteur fixe.
Le comptoir d’accueil (240 × 80 cm, 110 cm de haut) présente au visiteur une façade à lattes de bois avec un bandeau lumineux sous le plateau, et garde côté agent un retour bas de travail. Il s’allonge le long du hall sans changer de profondeur et porte un écran ou une sonnette. Sous tension, son bandeau s’allume la nuit.
Sélectionnez une télé cathodique pour choisir son image : Nature, Dessin animé ou Cinéma. Ce choix est enregistré avec le plan. Allumez la télé pour que son écran brille et éclaire les surfaces proches, surtout la nuit. Le modèle change aussi avec sa taille : les petits formats intègrent un magnétoscope ; les grands abandonnent le magnétoscope et donnent plus de place à l’écran.
Posez des meubles depuis le catalogue. L’emprise dépend du gabarit : un canapé ou une télé s’allonge le long du mur sans s’épaissir ; une chaise ou une voiture gardent leurs proportions (un véhicule grandit aussi en hauteur) ; une table ronde ou un frigo restent carrés ; une table ou un tapis prennent les deux côtés — toujours entre la moitié et le double de la taille catalogue, dans la barre du bas ou aux poignées 3D. Les extérieurs (terrasse, piscine, abri…) se posent sur la parcelle. Panneaux solaires et cheminée se posent sur le toit quand on les glisse sur le bâti : en 3D, le fantôme suit déjà le versant pendant qu’on les pose — les panneaux se couchent dans la pente, la souche reste d’aplomb et perce la couverture. Certains objets s’empilent : une télé sur un buffet, une lampe sur une table de chevet.
Boutiques et entrepôts ont leur équipement : comptoir de caisse, gondole double face, porte-vêtements, cabine d’essayage, rayonnage à palettes et chariot élévateur sa palette sur les fourches — de quoi agencer une vraie surface de vente ou une réserve. Au-dessus de la porte, l’enseigne : son texte se saisit librement, et la couleur des lettres se choisit. Le combini a aussi son bandeau rayé et son totem, la vitrine froide ouverte, le bahut à glaces, la vitrine chaude, le présentoir à magazines et la photocopieuse. Ces deux-là ont en plus un réglage Enseigne, qui change les trois bandes de la livrée — NANA-11, MILK-9, FAMILIA ou SHOTEN, la boutique de quartier — indépendamment du mot écrit dessus et de la couleur des lettres. Et les gondoles comme les vitrines froides se garnissent toutes seules de produits — bouteilles, canettes, briques, cups de nouilles, bentos, onigiris, paquets — qui changent d’un meuble à l’autre.
Les surfaces de terrain couvrent la circulation — route en asphalte, chemins de terre et de bois, pas japonais — les pavés, autobloquants, dalles en béton ou en pierre et béton désactivé, puis les espaces en paillis, sable ou gazon synthétique. Chacune se redimensionne, se détaille sur le plan et en 3D, se traverse à pied et porte les objets posés dessus.
Le feu tricolore occupe 40 × 40 cm et suit un vrai cycle — rouge, vert, orange, le feu piéton sur le flanc affichant l’état inverse — jour et nuit, tous les feux du plan à l’unisson ; la nuit, chaque feu voitures teinte la chaussée de la couleur allumée. Étirez-le à 2 m ou plus sur un côté : il gagne la potence nord-américaine — mât plus haut, bras au-dessus de la route et second feu, plus grand, pendu à son bout.
La borne lumineuse de jardin, 20 cm de diamètre pour 80 cm de haut, borde une allée ou une terrasse ; posée en série, elle jalonne le chemin. Son emprise ronde se règle au diamètre. La nuit, son diffuseur s’allume et éclaire le sol à ses pieds sans laver le voisinage ; le jour, il reste un verre dépoli éteint.
Le mobilier de rue équipe un trottoir : la bouche d’incendie (30 cm de diamètre, 75 cm de haut, emprise ronde) se pose au bord de la chaussée, à côté du feu tricolore et de la boîte aux lettres.
Le trottoir (400 × 200 cm par défaut, 15 cm de haut) longe la chaussée avec sa bordure en pierre côté rue : posez-le bord à bord avec la route, bordure vers l’asphalte, et alignez-en plusieurs pour suivre la rue ; il porte lampadaires, bancs et corbeilles posés dessus. Les dalles en béton, elles, n’ont pas de bordure.
Le passage piéton (400 × 300 cm par défaut) est une surface de terrain comme la route : posez-le dans l’axe de la chaussée, bord à bord avec deux tronçons de route ; ses bandes blanches courent dans le sens de la traversée et il porte les objets posés dessus.
La corbeille de rue (50 cm de diamètre, 90 cm de haut) se pose près d’un banc ou d’un arrêt ; c’est une poubelle publique à ouverture latérale, pas le local poubelles d’un immeuble.
Le panneau stop (60 cm de plaque, mât de 2,40 m) marque un carrefour : sa face octogonale rouge regarde la chaussée ; pivotez-le comme n’importe quel objet pour l’orienter vers les voitures qui arrivent.
Le poteau électrique japonais (60 cm de pied, 9 m de haut) se plante au bord du trottoir : fût de béton, traverses à isolateurs, transformateur, lanterne de rue. Élargissez son pied et il monte d’autant. Posez-en plusieurs le long d’une rue et les câbles se tendent tout seuls d’un poteau au suivant, creusés comme de vrais fils, en file plutôt qu’en toile ; leurs extrémités restent fixées aux poteaux. Aucun poteau n’est la copie de son voisin.
Déplacer, pivoter, grouper
Un clic sur un objet le sélectionne : un tiroir s’ouvre depuis la gauche, avec les cotes, les matières et tous les réglages du catalogue pour cet objet. Une pastille, un nuancier ou une cote s’y change — ça s’écrit dans le plan, comme au catalogue. Un clic sur un autre objet met le tiroir à jour. Une puce en haut à gauche le rouvre si vous le fermez. Le double-clic ouvre toujours le catalogue. Un meuble s’aimante aux nus de murs voisins et reste du bon côté au lieu de les traverser — Alt, ou une poussée franche au-delà du seuil, le laisse passer. Un objet accroché (cadre, miroir, radiateur, télé) va plus loin : posé ou déplacé n’importe où dans la pièce, il se plaque au mur le plus proche, face à lui. Alt le laisse où est le curseur. Un clic sur la poignée fléchée au-dessus de l’objet sélectionné — ou la touche `Q` — fait pivoter un meuble ou un élément extérieur de 45° : une chaise ou une voiture peuvent se poser en biais. Une pièce sélectionnée pivote de 90° de la même façon : elle reste alignée aux axes, et ses murs, ouvertures et contenu tournent avec elle. Pendant le glisser d’une pièce, d’un meuble ou d’un autre objet, maintenez Maj pour rester sur un axe ou une diagonale.
Maj + clic ajoute une pièce à la sélection, un second l’en retire ; glisser n’importe quel membre emporte tout le groupe, et Suppr l’efface d’un coup. Les deux gestes ne comptent que pour un seul Annuler.
Niveaux, escaliers et ascenseurs
La liste des étages sur la vue active ajoute un niveau au-dessus ou un sous-sol en dessous, vide ou avec les murs de l’étage courant recopiés. Chaque niveau se dessine à part ; le contour pâle en dessous est l’étage inférieur, pour aligner les murs. Glissez une pastille de cette liste pour intervertir deux niveaux (`Alt` + flèches au clavier).
Escaliers et ascenseurs viennent de l’outil Circulations, sur la barre de tracé : volée droite, volée avec palier, quart tournant, double quart tournant, demi-tour, colimaçon, rampe, échelle de meunier, ascenseur, et une trémie simple. L’outil reste grisé tant que le projet n’a qu’un niveau. Posez-en un sur le plan, puis réglez de quel niveau à quel niveau il monte — la trémie perce les planchers traversés et la volée apparaît en 3D.
Colonnes et vides de plan
Les colonnes se posent comme un meuble et montent sur toute la hauteur des murs, en cinq formes : ronde, ovale, octogonale, carrée ou rectangulaire. Là où deux pièces se chevauchent, Planaira propose d’évider la partie commune en vide de plan — ni sol ni toit à cet endroit, les murs se refermant autour : un patio, une cour, un retrait. La même superposition peut aussi soustraire — la pièce que vous venez de poser garde sa forme, l’autre lui cède l’emprise — ou fusionner les deux en une seule, quand leur union est un rectangle. Arrondissez les quatre angles du vide au maximum et la cour devient un disque — c’est ainsi qu’on dessine un bâtiment en anneau. L’un comme l’autre suivent la pièce où ils se trouvent quand vous la déplacez. Si vous gardez la superposition, un toit-terrasse ne forme plus qu’un plateau : acrotère sur le contour, plus de muret en travers.
Sols, murs et étoffes
Les sols se choisissent par famille et par pose : chêne, chêne blanchi, chêne fumé et noyer, à l’anglaise, en point de Hongrie, en bâtons rompus ou en panneaux de Versailles ; béton lissé, brut ou ciré ; moquette bouclée en cinq teintes ; carrelage, carrelage hexagonal, damier, terrazzo, marbre. Les murs d’une pièce prennent une des six peintures ou l’un des huit papiers peints et parements, sur la face intérieure seulement. Dehors, la façade est en crépi (crème, vert bistro, bordeaux ou ocre), parpaing, pierre de taille, brique ou brique noire, bois, ciment, zinc ou verre — pour le projet, une pièce, ou un seul mur qui donne dehors (le verre se lit en mur-rideau, avec meneaux).
Chaque meuble porte sa finition — douze, du bois naturel à l’anthracite, au rouge ou au bleu — pour qu’une armoire blanche voisine un buffet noyer. Les tapis choisissent tissage, teinte et contour ; les fenêtres peuvent recevoir tringle et rideaux ; balcons et terrasses tranchent entre muret plein, barreaudage métallique et panneaux de verre.